30 juillet 2018

La raison recherche toujours le plus haut.
En toute chose, cherche le plus bas.
Apprends à résider sur terre, à descendre dans les choses les plus basses, les plus simples. (…)
Gaston-Paul Effa, Le dieu perdu dans l’herbe, Presses du Chatelet, 2015, ISBN 978-2-84592-627-1

Si nous étions encore trois au petit matin, c’était seulement pour quelques heures.
E.T s’envolait déjà, nous irions le poser à l’aéroport en fin de matinée pour un voyage ultra-marathon non-stop à son image : Honolulu, Seattle, Paris, Nantes, Le Cormier (changement express de planche de surf!), Nantes, Madrid, Hôtel, Puerto Del Rosario, Corralejo.

En grande forme malgré son périple de la veille, il nous avoua que le voyage à venir l’inquiétait un tantinet du fait de sa longueur! Pour moi, un tel trajet n’était même pas imaginable! Nous avons ri!

Juste après le breakfast, je suis partie en direction de la montagne, seule.

Avant de rentrer de plain-pied dans le deuxième acte de ma balade annuelle, j’avais besoin de respirer les arbres et les rocs, la terre et le ciel, de toucher une fois encore le parfum humide du sentier tropical, de voir les cris stridents des oiseaux affolés par mon passage.
Et j’avais besoin de marcher.
Et j’avais besoin de me centrer.

J’étais de retour à l’heure dite, on ne rigole pas avec les heures des avions, n’est-ce pas?

E.T avait fait une sortie « en ville » nous ramenant un festin de spécialités inconnues dans lesquelles nous avons tapé sans nous faire prier.
C’était une fête improvisée pour nos papilles, nos yeux et nos sens.
C’était l’émotion de la surprise,
Un simple bonheur.

A la bonne heure, nous l’avons déposé devant le hall des départs avec planche et bagage.

Fin du premier acte.

Puis, nous sommes partis en direction de la plage, à la recherche des tortues.

Début de l’acte deux.

J’ai croisé deux grosses tortues gourmandes, volant entre deux eaux, plus que je n’en avais jamais vu.
J’ai admiré des coraux de toutes les couleurs, de toutes les formes et des poissons à profusion.
Pour une dernière plongée dans l’eau d’Oahu, c’était bien plus que le minimum espéré!

De retour à la maison nous étions, chacun à notre manière, bien accrochés à notre solitude et déjà en partance vers plus loin.
Le lendemain c’était à notre tour de décoller.

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