8 mars 2017


Aujourd’hui, c’est la journée internationale des droits des femmes. Imaginez que quelques jours après la fête nationale des grands-mères, je puisse me sentir un peu concernée.

Et alors!

Et alors, toute la journée , il va être question des femmes dans les médias, il va y avoir des discours au sujet de “l’égalité” ou de “l’aliénation” peut-être aussi de la “prise de pouvoir”. Dès ce matin, sur les meilleures ondes, était abordée la question du féminisme versus le masculinisme.

J’ai bien noté qu’en français on parle de “LE” féminisme comme on parle de “LE” masculinisme, ce qui démontre l’égalité des genres, n’est-ce pas?

Loin des idées simples et trop faciles à gober, en remontant loin dans le temps, en fouillant les mythologies antiques, en voyageant à travers les symboles et les cultures, force est de reconnaitre l’omniprésence de la binarité, de l’association des “contraires” et de la constatation des différences “féminin-masculin”.
La terre est au ciel ce que la lune est au soleil, le sec à l’humide, le plus au moins.
Sans répit, il s’agit de distinguer ce qui est connu de ce qui est inconnu, ce qui est du dedans et ce qui est du dehors, ce qui est étranger et ce qui est familier, etc…
C’est comme s’il était absolument nécessaire de définir “deux” pour s’élever dans “l’entre-deux”.

Décider au sommet qu’il est nécessaire de poser une journée spécifique en faveur du droit des femmes, c’est aller dans le sens de cette binarité universelle, c’est reconnaitre par les faits que la femelle a besoin d’un statut différent de celui du mâle.

Tandis que je me sens tout simplement “humaine”, c’est à dire partie de la société humaine qui peuple la planète, je mesure à quel point les mots posent leurs limites et à quel point communiquer n’est que poudre de perlimpinpin.

Le fait est qu’il existe des humains qui prennent des décisions humaines…

Ainsi va la Vie!

Marcher, ramer

Quand il est nécessaire de mettre de l’ordre dans mes pensées,
Complexes,
Quand sur le métier il faut tirer l’ouvrage,
Fil à fil,
Que faire sinon marcher?
Que faire sinon ramer?

 

Dans un silencieux vacarme, le printemps frémit au fond du val.
Tous mes sens sont en éveil,
Mes pensées les plus denses semblent envolées.
Un trait de lumière dans le ciel et hop, les mots s’alignent,
Des ronds dans l’eau et hop un schémas trouve ses bulles.
De pleins en déliés
De vide apparent en tranquille tourbillons
Je fais le job.
Sans crayon, sans ordi, sans cahier.

Il reste alors à rentrer et à tout déposer

Ces écrins de nature sont comme des sources vives intarissables.

De toutes les couleurs

Afin de rédiger le préambule d’un prochain discours, j’ai ouvert la foire aux questions.
Comme d’habitude, en guise de réponse je collecte des dizaines de questions, en provenance directe du profond de mes réflexions bien rangées.

Incapable de communiquer au sujet d’une recette singulière, incapable d’aucun jugement qui définirait un mieux, voire un moins pire, c’est toujours une émotion que je souhaite partager.
Une émotion capable de déclencher un processus interne assez notable pour enclencher un questionnement, une émotion qui invite des réponses mouvantes au fil du temps, une émotion qui ouvre sur d’autres émotions.
Il est possible de s’émerveiller devant un arc en ciel sans jamais s’inquiéter du fait qu’il demeure insaisissable.
Ce matin, par “hasard”, des coloriages sont tombés de leur pochette.
Ils étaient arrivés par la poste, il y a longtemps. Ils arrivaient de partout, oeuvres de personnes de tout âge et de toutes conditions.
Ils racontent des passages de vies, universels, de toutes les couleurs.

C’est un “hasard” qui tombe à la bonne heure!

Février 2017

Février, c’est le mois qui chaque année fait passer la nature de la torpeur hivernale à la promesse d’un futur printemps.

Les tempêtes viennent de passer, en supprimant des branches, elles permettent la mise au monde de nouvelles vies.
La nature est un livre ouvert, elle m’inspire.

J’attends tranquillement une nouvelle saison.

 

Aout 2016

(billet actualisé fin 2016)

😉

Le titre aurait pu être :

Améliorer les conditions de naissance
De la notion d’énaction à l’action juste

 

Une nouvelle dizaine vient de commencer, des petits enfants ont élargi le clan familial, quelle que soit la manière d’envisager les âges de la Vie, il faut bien se rendre à l’évidence, je suis entrée dans la ligne droite finale.

Dans certaines traditions lointaines ou antiques, il est commun d’évoquer le débarquement d’une certaine sagesse à l’orée de cette ligne droite.
C’est en pensant à cette éventualité, c’est en tournant mille fois les idées foisonnantes de mes pensées et en considérant objectivement la réalité contemporaine que j’avais décidé qu’il était vain d’écrire la moindre ligne supplémentaire.
Ecrire est un long cheminement.
Publier est un autre cheminement.

Ayant accompli l’un et l’autre dans divers domaines, je pensais naïvement que l’à-venir devait se contenter de mots libres, de mots délivrés des contraintes imposés par la prose en noir sur blanc.

Naïvement.

En 2014, tout juste deux ans après avoir tourné une page bien remplie, je me suis aventurée outre-atlantique, plongeant du même coup dans un monde que j’avais imaginé laisser au rayon des souvenirs.

En 2016, sur la même lancée, je me trouve à un carrefour où se rencontrent « mes » mondes. Un carrefour énorme, à grande circulation, un carrefour formidable et merveilleux.
Tout naturellement, j’ai besoin d’écrire pour mieux en apprécier toutes les dimensions.

Fin 2016, tout est en ordre, bien rangé sur un disque dur.
Je me sens vraiment libre!
C’est délicieux.

“Il faut écrire pour soi, c’est ainsi que l’on peut arriver aux autres.” Eugène Ionesco ; essai « Notes et contre-notes » Gallimard 1962, 1966, 1991

L’art du souffle

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L’art du souffle, c’est le titre d’un des livres de Frédérick Leboyer (Albin Michel 1984)

“Je n’ai pas eu à prendre d’air.
Il est entré en moi
Dès l’instant que je me suis mise
A sentir au lieu de penser
(…)”

Ce livre avait touché exactement dans le mille.

Le souffle.
Le point le plus impalpable de mon être.
A travers ses vers,
Le ciel s’est ouvert,
Le souffle
Magnifié, devenait un art et un maitre.

Le souffle!

Alors, recevoir ce livre là avec ce titre là… Imaginez un peu!

“Toute parole est parole et toute parole est nombreuse, un lézard portant un papillon, cela est une parole
Un coq appelant une poule, cela aussi est une parole.
Le hibou chantant sa mélopée la nuit, cela est encore une parole.
La parole n’a pas de père, pas de mère, pas d’ancêtres,
Elle est immortalité divine, grossesse et enfantement miraculeux,
Elle est esprit du vent : aucun mortel ne peut donner rendez-vous au vent”

Ma gratitude est immense.

 

 

Avril 2016

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Le temps passe.
La mise au monde reste d’actualité.

Rédiger la préface d’un ouvrage fut une aventure à la fois effrayante et délicieuse, c’est encore et toujours écrire. J’aime ça!
Aujourd’hui, je tiens le livre et c’est avec émotion que je le présente. Les histoires de naissances sont toujours des histoires qui me parlent, m’emballent et chuchotent que plus loin est encore à venir.

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Tant de printemps

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Un nouveau printemps
Tant de printemps

Le temps court vite
L’horizon se rapproche
Des étoiles dans les poches
Le monde est sans limite

Un nouveau printemps
Six dizaines
Tant d’aubaines
Merveilleux instants

Fin décembre

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Fin décembre, fin d’année, nouvel an à l’horizon!

Ces derniers jours, les rencontres se sont succédées, non attendues, remarquables, questionnantes.

Comme d’habitude les réflexions se sont enchainées en boucles galopantes. Chaque soliloque, aussi loin qu’il ait pu aller s’achevait sur ces propos :
Que pourrais-je écrire?
– Des bouquins entiers.
Pourquoi devrai-je écrire?
– Pour libérer les mots.
Ces mots pourraient-ils s’envoler?
– Certainement.
Qui donc pourrait les attraper?
– Ils sont sauvages, personne ne peut les attraper.

Et de ces journées, il reste en partage quelques cailloux bien lissés après des heures de voyage. J’aime imaginer qu’un passant puisse les regarder, s’en emparer.

Partir.
Pas pour mieux revenir, pour aller plus loin.
Toujours plus loin.
Passer.
Sans but,
Simplement sur les chemins.

L’étoile et la liberté
L’une brille
L’autre n’existe pas.
Etrange coïncidence
Les deux sont du genre féminin.

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Pour apprendre, pour comprendre