26 juillet 2018

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La veille E.T avait effectué son premier trajet en SUP foil sur le Pacifique. il en était ressorti doutant plus que jamais tout en restant positif dans ce qu’il nous exprimait.

Ce jeudi il ne restait que trois jours avant la M2O

Les jeux étaient fait, il restait à valider l’inscription, retirer les dossards, gérer l’intendance. Nous sentions les uns et les autres qu’il n’y avait plus aucun recul possible, nous étions embarqués, chacun avec notre rôle et tellement plus.

J’observais avec attention la relation qui s’installait entre les deux gars du même âge : L’un déjà docteur n’ayant jamais rien fait que des études et du boulot, socialement étiquetable « comme il faut » est en plein questionnements. L’autre doctorant, riche d’une quantité impressionnante d’expériences, passé à travers des multitudes de questionnements aspire simplement à un peu plus de stabilité financière.
Comme je l’avais pensé, ils ont plein de points communs et se comprennent facilement sur l’ensemble des sujets où ils ont une longueur d’onde commune. C’était vraiment plaisant de les entendre parler et quand s’installaient ces brefs moments d’échange entre-eux, je m’éclipsais systématiquement.

Ce jeudi, nous avions prévu de partir en fin de matinée, de passer au village « surf », de valider l’inscription et de faire la navette pour l’ultime « downwind » d’E.T avant la traversée du « Channel ».
La matinée était donc libre et je suis partie sous la pluie, seule, à l’assaut de la forêt tropicale.

La forêt chantait sous les gouttes et le chemin clapotait sous mes pieds. Autour, entre brume et lumières, le paysage était enchanté d’humidité. J’étais bras et jambes nues car dans cet environnement, il est vain de prévoir un quelconque « abri de pluie », la moiteur ambiante assurant de toute manière un tee-shirt trempé! La visière de ma casquette faisait office de protection devant mes yeux afin que je ne cesse de m’émerveiller.
J’ai fait bombance de goyaves fraiches, un goût de bonheur pétillant sur les papilles.
Quand je suis rentrée, il était l’heure de décoller vers Waikiki beach et l’univers artificiel des « retrouvailles-entre-concurrents-qui-se-respectent »

Le soir, tandis que E.T était parti sur son parcours d’entrainement, voyant un groupe de filles à l’entrainement de pirogues, j’ai eu l’audace de m’en approcher et de poser une question : « serait-il possible de ramer avec vous demain? »
Américaines typiques, elles furent accueillantes, acceptèrent et tout se termina sur des embrassades « soeuresques » tellement américaines!
C’était « dans la poche », le lendemain, il serait possible d’essayer les C6 hawaiens  et j’étais déjà impatiente.

Nous sommes rentrés dans la nuit et nous avons diné à l’intérieur de la maison, trop frileux pour profiter de la terrasse ce soir là.

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