Entrée dans l’hiver

Sur l’eau.
Posée à la surface, là où commence le ciel.

L’entrée dans l’hiver, éclairée par un soleil si bas que la lumière ne fait qu’effleurer ce qu’elle écrase en été, l’entrée dans l’hiver me plonge toujours à la fois dans l’émerveillement et à la fois dans l’attente de jours plus longs, de jours plus chauds, d’espaces moins étriqués.

Cette fin d’année 2020 n’en finit pas de s’étirer de contraintes multiples en incertitudes constantes qu’il est difficile d’esquiver bien longtemps.
Déversées sur les ondes, affichées dans l’espace public, accrochées sur les visages, obligations et questions s’imposent, dans tous les sens. La navigation est possible au prix d’une lecture précise de l’environnement.

La navigation.

Posée à la surface,
Entre ce qui m’échappe
Le temps qui file
Et le ciel qui est là
Changeant
Dans la lumière de l’hiver.
La navigation,
Essentielle
Pour garder tout l’espace
Nécessaire,
Indispensable.

Dimanche 20 décembre 2020, plus de six mois après la sortie du grand confinement, trop longtemps après l’entrée dans le carême d’avant Noël décrété au nom du SRAS-Cov-2.
Dernier dimanche de L’Avent. Les médias soufflent le chaud et le froid, ne sachant sur quel pied danser pour traverser les fêtes traditionnelles. Nous sommes à mi-carême ou peut-être avant ou peut-être plus loin… ce n’est qu’à la fin qu’il sera possible de savoir.

La suite est toujours plus loin.

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