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Très chers paradoxes


J’aime résumer l’état de bien-être à un état dans lequel je suis en équilibre entre mes paradoxes.
J’aime aussi affirmer que je suis funambule entre deux mondes : le mien et celui des autres.
Et j’ajoute que plus le fil est tendu plus le mouvement est facile et que sans mouvement, la vie n’existe plus.

Avez vous remarqué que les plus « anti-système », les plus écolos, les plus anarchistes, les plus complotistes, les plus « contre » sont ceux qui utilisent le plus facilement les réseaux sociaux pour s’exprimer, pour rabattre le monde vers leurs sites, leurs croyances, leurs publicités propres?

En écrivant sur ce blog, en acquittant chaque année des droits d’hébergement, je me suis donné les moyen d’une certaine indépendance.

Mais, le monde est ainsi fait qu’il est impossible de lui échapper. Les réseaux sociaux nous captent et eux seuls transmettent des signaux qui nous attrapent à grande vitesse.
Ce matin, j’ai donc lancé un nouvel essai « pour vivre avec mon temps » en pensant à ma grand-mère qui était fière de s’adapter rapidement aux changements apportés par le siècle derniers.
Rien n’est gratuit, je sais qu’en ouvrant un groupe sur FB, je participe au fonctionnement d’un géant, j’impose des publicités à mes lecteurs, je leur mets sous le nez des propositions de « semblables » (là je rigole un peu en imaginant ce que FB peut trouver qui me ressemble!!!), prenant le risque de les inviter à glisser plus loin, plus loin, à s’embourber, à tout abandonner et surtout à m’abandonner, « moi-je »!
Qu’importe, tout est expérimentation et j’aime ça.

Les paradoxes sont les moteurs de notre vivance, c’est un fait et j’avance sans jamais me lasser de les observer.

Ainsi, hier au supermarché, une image surréaliste est entrée dans mon champ de vision.
Une femme jeune, parfaitement maquillée, entièrement drapée dans une « robe » beige d’excellente qualité, une robe qui l’enveloppait de par dessus les cheveux jusque par dessus les pieds, était dans le même rayon que celui où je m’empressais de passer.
Elle prenait son temps, poussant son chariot déjà bien rempli et bavardant « toute seule ».
Toute seule?
Non.
Un magnifique téléphone pommé assorti à sa robe était glissé contre son oreille et fermement maintenu par la grâce des plis de tissus qui enveloppaient sa tête.

Malicieuse, j’imaginais instantanément qu’un être transcendant avait prévu cette situation et avait même transmis ses intentions auprès d’un messager obligeant.
Ainsi cette recette était exclusivement réservée aux femmes afin de leur permettre de bavarder de tout et de rien partout et n’importe quand, y compris au supermarché en poussant un chariot chargé de produits ultra-transformés.
Trop fort!

De la ponctuation

Lorsqu’il s’agit de s’exprimer à travers l’écrit, il est d’usage d’intercaler des signes de ponctuation entre les mots afin de favoriser une meilleure « écoute » pour le lecteur.
De manière récente, il est devenu possible d’introduire des idéogrammes (on appelle ça  « emoji » en langage facebookien), des « sticker » et même des « gif » en plus des traditionnels signes de ponctuation.
De fait, il serait possible d’imaginer que la communication écrite est en passe de devenir de plus en plus précise, c’est à dire, de plus en plus semblable à la communication parlée.

Las !

En se complexifiant, la communication se dilue.
Je me demande si nos pensées ne suivent pas le même chemin, stimulées qu’elles sont de toutes parts, dans toutes les dimensions et tous les sens ?

La ponctuation, pour revenir au sujet de ce billet, est chose subtile dans le monde mondial. En effet, les règles sont différentes d’une langue à l’autre et parfois il n’en existe même pas. (un digest ici )

Pour « moi-je », il est plus facile de lire et de comprendre les personnes que je connais en vrai : les attitudes, les intonations, les paradoxes sont inscrits en filigrane dans ce que je lis d’elles.
C’est aussi le cas pour les personnes non accessibles, les grandes figures, les auteurs renommés : le fait de les entendre parler (vous connaissez ma radio préférée ? … On y parle beaucoup, beaucoup! ) m’incite à les lire sous des angles constamment renouvelés.

Dans la prose que je produis, il y a un tas de mots et aussi un paquet de signes de ponctuation.
Les mots ont une signifiance à mes yeux et je sais que chacun les interprète ensuite en fonction de son environnement propre.
La ponctuation, selon les règles établies en langue française, est généralement posée avec attention et il n’est pas rare que je modifie après lecture (et relecture), comme je modifie certains mots et/ou leur agencement dans la phrase.
Les « emoji » sont les grains de folie qui peuvent entrainer plus loin tant leur traduction est éminemment personnelle !
J’aime les points de suspension car il sont à mes yeux une ouverture vers plus loin. Mais, je sais qu’il faut les éviter et je les évite au maximum.
Il serait nécessaire, dans les faits, de poser un point d’interrogation après chacune de mes phrases tant chaque alignement de mots constitue, de mon point de vue, un questionnement qui débouche sur un autre questionnement sans que jamais aucune réponse ne survienne en temps que réponse « certaine et définitive ». C’est évidemment non-envisageable.
Alors… J’ose imaginer que les personnes qui m’ont un jour croisé ont repéré mes inlassables questionnements.

Les enfants, bien avant l’âge de raison, affirment « je sais » et les parents les regardent de haut en affirmant à voix basse : « comment pourrais-tu savoir ? ».
C’est que les enfants sont bien dressés et que dire « va te faire foutre je vais expérimenter dans mon coin » fait partie des « interdits ».
C’est que les parents sont bien formatés et suffisamment suffisants pour oublier de douter au sujet de leur toute-puissance parentale.

Quand j’étais »petite », j’ai traversé cette période où j’ajoutais « je sais » après chaque proposition parentale. Mon père ne manquait pas de me le faire remarquer sur l’air de « madame-je-sais-tout ».
J’avais le bac en poche quand cette chanson là est entrée au hit-parade de l’époque et bien que ma note de philo ait été magnifiquement proche de zéro, je commençais à poser les questions qui n’amènent que des questions et à entrer dans un véritable « raisonnement philosophique » au sujet de la vie.

Plus de quarante ans plus tard, j’en suis seulement un peu plus loin, toujours en train d’essayer d’escalader l’arc en ciel, toujours en train d’essayer d’attraper les étoiles alors que « je sais » (= « il est scientifiquement prouvé ») que l’arc en ciel n’est qu’un effet lumineux et que les étoiles qu’on voit briller sont mortes depuis longtemps…

Jenesaispasquelleestl’histoiredelavieenvraie.

J’aime infiniment observer, explorer, observer encore, explorer plus loin.

Jesaiseulementquejesuisenpleindedanslavraievie.

La crème et le piment


Il fallait un jeu pour qu’un autre commence.

Il fallait que le fruit soit mûr pour qu’il tombe à l’instant même où j’approchais la main dessous pour le cueillir!
Les spécialistes de Jung dissertent au sujet de la synchronicité, je préfère parler de mes errances et des grands moments de bonheur aussi simples qu’une ballade égrainée par le vent qui se faufile dans le jardin.

J’imagine que toutes les personnes pour qui les mots sont autant de perles à mettre sur des fils, autant d’éclats de couleur à poser dans un tube à reflets multiples, autant de pièces à monter en pyramides improbables, j’imagine que toutes ces personnes gribouillent comme moi des textes qui s’accumulent sans jamais voir autre chose que la direction d’une archive ou d’une autre.

Quelque soit le temps passé, l’attention apportée, les ciselures essayées, je sais que le regard des passants sur les mots est généralement ultra rapide, attirés qu’il est par mille sollicitations toutes plus précises les unes que les autres,  occupé qu’il est par des requêtes multicolores créées pour séduire de manière certaine, scotché qu’il est aux invitations pressantes, aux mouvements répétitifs excitant plus fort encore une curiosité qui pourrait finir par s’émousser.

Alors, entre deux salves de mots
Je joue.

Et je viens d’inventer un nouveau jeu : laisser tomber les couleurs pour les mettre encore plus en valeur, pour les laisser à portée de l’imagination instantanée des passants pressés.

Ca commence aujourd’hui, là-bas.

Il n’y a aucune règle du jeu.

Inertie, effort et combat

Lumineux et froid dimanche de fin novembre.

Dans quelques heures…
Les vagues vont poser les règles du jeu.
La température va imposer une durée non-dépassable.
La gourmandise va déposer du piquant à la sortie.

En digression, débarque « inertie », parce que l’inertie est une force immense, parce que c’est grâce à son inertie que ma pirogue va glisser longuement sur les vagues, parce que l’inertie est une propriété physique, parce que, parce que… s’arracher et  lutter sont  des verbes associés au vocabulaire de la violence autant qu’à cette « inertie »!

Et voilà que les mots se bousculent, qu’ils partent dans tous les sens, cavalent sur des branches, créent des sous-branches, font pousser une multitudes de brindilles qui cassent ou s’emmêlent et que je suis là au milieu de ce fatras, actrice et observatrice à la fois, amusée et dépitée à la fois.
Je suis là.

Tout en sifflant la pause pour tenter de contenir la bousculade, je décide de regarder ce qui se raconte dans ma bibliothèque.
Deux livres me font de l’oeil.

 » Autrement dit, ce que j’affirme aujourd’hui de l’effort, n’est pas forcément ce que j’en ai pensé autrefois, ni comment je l’ai pratiqué. Peut-être l’équilibre advient-il de l’analyse des déséquilibres? Peut-être est-il même composé de déséquilibres? »
Isabelle Queval, Philosophie de l’effort, Editions nouvelles Cécile Defaut, 2016, ISBN 978-2-35018-3879

 » Si le corps n’a pas à être recréé, mais seulement protégé contre la souffrance et la mort, l’esprit, la personnalité et l’existence ont au contraire la tâche de se dépasser eux-même et de se recréer ainsi eux-même d’une façon permanente pour combattre toujours mieux le malheur et la violence, et pour accéder toujours plus à la jouissance et à la joie »
Robert Misrahi, Le philosophe, le patient et le soignant, Editions Le seuil, collection « Les empêcheurs de penser en rond », 2006, ISBN 978-2-84671-154-2

Deux livres.
Deux auteurs.
Un homme d’âge vénérable.
Une femme dans la force de la maturité.
La philosophie.
Les mots.

Les mots.

Et ils vont et ils viennent les mots lorsqu’il s’envolent de l’empreinte noire sur blanc tracée sur l’écran ou sur la papier.
Et ils se cognent.
Et sans se déformer le moins du monde, il changent de sens.
Et repartent.
Insaisissables au long cours.

Lumineux et froid dimanche de fin novembre.

Il y a quelques heures…
L’océan offrait son ample respiration hivernale, le vent piquait et je laissais glisser ma pirogue sans tenter de la bousculer.
Ma pirogue,
Elle me rappelle les chevaux, à un détail près.
C’est elle qui a dû m’apprivoiser, me forcer à accepter sa fantaisie, ses accélérations sur la moindre vagues, ses refus dans le vent, sa rigidité et son agilité.
Ma pirogue,
Elle attend simplement que je lui ouvre le terrain de jeu et elle m’embarque.
Elle n’a aucun gouvernail, elle est insoumise.
Elle est tout à fait pacifique.
Jamais je n’ai imaginé un combat contre une pirogue.

Il y a quelques heures, dans une lumière de théâtre, grâce aux vagues bien formées, soumise au vent établi, j’ai tiré fort sur mes vieux muscles, c’était véritablement délicieux.
Certains jours, certaines heures, l’effort est source de joie.
Une joie simple et forte et nourrissante.

Les voiles dehors

Brassage de photographies anciennes.
Anciennes?
Pas plus loin que le siècle dernier, autant dire que je ne remonte pas au moyen-âge.
Et c’est dans nos bonnes régions de France que je me balade, pour les deux images affichées, c’est précisément en Loire-Inférieure, précisément où je vis actuellement.

La jeune fille en blanc est devenue une arrière-grand-mère qui commande ses courses en tapotant sur sa tablette. C’est une femme coquette qui n’hésite pas à dénuder ses bras et son décolleté lorsque l’été est là.
La grand-mère aux cheveux soigneusement tirés sous la petite coiffe, elle, s’en est allée depuis longtemps sans jamais connaitre ni ses arrières petits-enfants ni la joie des réseaux sociaux au bout des doigts.

J’entends souvent le monde parler autour de moi et ce qui revient au sujet des apparences vestimentaires, c’est un leitmotiv : « d’abord, je fais comme je veux »

C’est que depuis une époque lointaine où j’ai habité (Et oui (soupir)  Je suis carrément préhistorique! ) beaucoup de choses ont changées.
Sérieusement, je vais rester dubitative quant à la « libération » des femmes. C’est tout juste si l’apport de la contraception chimique légale ne les a pas propulsées d’un enfermement à l’autre, de l’obligation de la reproduction à l’obligation de jubiler dans les jeux intimes du mélange des corps.
Inutile de s’aventurer sur ce terrain miné.

Surtout, ce qui a changé, c’est la multiplication des boutiques de mode.
C’est la multiplicité des courants.
C’est l’internationalisation des inspirations.
C’est la réalité de la consommation à moindre coût.

Un « truc » était impossible dans le monde préhistorique des femmes présentées en photographie, comme dans celui de mon enfance, ce « truc » c’était le choix vestimentaire.

On portait ce qu’il y avait, ce que savait coudre la couturière du coin, ce que raccommodait la mère, ce qu’ajustait la grand-mère, ce qui était recyclable.
On détricotait, on re-tricotait jusqu’à ce que la laine elle-même soit tellement usée qu’il n’était plus possible d’en faire même un carré en vue de l’assembler à un autre carré.
Quand une fillette portait une jupe ultra courte, c’était juste parce qu’elle avait grandit trop vite, que les finances de ses parents ne pouvaient pas suivre ou qu’il n’y avait plus le moindre centimètre d’ourlet à défaire.

Et pourtant, j’espère que l’imagination des passant(e)s peut imaginer à quel point la séduction existait, partout, pour tous et chacun.
Pas seulement chez les personnes les mieux nanties en « pouvoir d’achat ».
C’est peut-être ce qui poussait à utiliser le proverbe « l’habit ne fait pas le moine »?
Je ne sais pas.

Aujourd’hui, l’habit fait le moine, la teinture fait les punks, les prothèses en tout genre font le job.
Il est indispensable de « faire comme je veux » et si possible comme tout le monde autour, donc comme dans « mon microcosme ».
Ce « mon microcosme » fusse t-il totalement virtuel, il n’en est pas moins réel.

C’est drôle.

Et franchement, si j’en ponds un billet, il n’y a pas de quoi en faire un fromage.
Il suffit de laisser le temps faire son oeuvre.
Tout passe.
Sauf le désir de séduction.
Sauf la peur.
Sauf l’exploitation des peurs et des désirs.

J’ai écouté hier l’émission de France Culture : d’âge en âge, voiles proposés, voiles imposés et c’était magnifique d’entendre une femme d’un âge certain affirmer « Je me sentais tellement séduisante avec mon foulard sur la tête » et ajouter plus loin  » Et puis la soie, c’est doux au toucher et son frottement sur la joue était agréable ».

De quoi méditer, relativiser, sourire…

La quadrature du cercle enfin réalisée

Chercher la quadrature du cercle passionne les mathématiciens depuis l’antiquité et continue à faire couler de l’encre.
Chercher la pierre philosophale passionna les alchimistes depuis l’antiquité jusqu’à l’apparition de la chimie moderne, mais on en parle encore.

Et voilà que je croise cette affiche publicitaire alléchante qui me prouve que tout est possible, la quadrature du cercle comme la transmutation des métaux.

Parce que, vous l’avouerez, une boite de conserve au goût de conserve fabriquée dans une usine ultra moderne, même une boite « nouvelle à l’ancienne », c’est toujours une boite de conserve au goût de conserve fabriquée dans une usine ultra-moderne.
La différence n’est qu’une différence de prix!
Et il est bien probable que de nombreuses personnes vont succomber à la tentation ce qui potentialise la transformation du plomb en or!

Il est certain que cette affiche fut réjouissante à rencontrer, plus que tout autre.
La publicité va de paire avec la consommation, elle explose sous nos yeux jusque sur nos tablettes, nos téléphones, dans les moindres recoins.
Il est difficile d’y échapper.
Elle sait merveilleusement se faire subliminale, au point de nous atteindre dans les méandres de notre inconscient, au point de modifier notre bon sens en profondeur.

Il y a un bon bout de temps que je me gausse avec bienveillance de toutes ces modes « à l’ancienne », dans tous les domaines, de toutes ces modes qui totalement innovantes et contemporaines et intrinsèquement liées à notre société d’aujourd’hui surfent sur la nostalgie d’un paradis perdu.
Alors, voir les antonymes s’afficher, en si gros et côte à côte, sous mes yeux stimula mon imagination au plus haut degré.
Et les digressions allèrent bon train, c’est sans dire.

Ce qui me rend triste, c’est toujours la même chose : les personnes les plus crédules sont les personnes les plus fragiles, à moins que ce ne soit l’inverse.
Car rien ne touche davantage que l’expression minimaliste.
Dans un monde complexe, il est rassurant de se raccrocher aux pensées simplistes.

Je suis assez fan des oxymores dans ma prose, parce que la surprise (pour les personnes sensibles aux figures de style) permet de mettre de la poésie dans le propos comme un clair obscur dans un photographie.
Je sais aussi que manié à propos, il souligne l’absurdité de manière très abrupte.

Bref… C’était la photo du jour!

🙂

Visible et Non-visible


« Toucher, c’est se toucher »
Merleau-Ponty, Le visible et l’invisible, Paris, Gallimard, 1964, p. 308.

Il y a un peu moins qu’une année, j’avais partagé cette citation tirée des notes de Merleau-Ponty compilées dans un recueil dont le titre est à lui seul toute une aventure : Le Visible et l’invisible.

Ce matin, dans un commentaire au sujet de cet empilage (celui de la photo) je soulignais la précarité de l’équilibre réalisé. J’effleurais le temps que j’avais mis pour y parvenir.

Les plus perspicaces ont certainement imaginé les chutes, le fracas associé, la balle qui rebondit, les roues qui roulent, etc…
Peut-être pas!

Car l’invisible ne se voit pas.

Et, selon Merleau-Ponty, (page 295 du recueil Le visible et l’invisible), le visible doit être décrit comme invisible. Imaginez!

Dans chaque image, l’invisible est contenu, il se dérobe à la vue des passants pressés qui regardent le regard vide, mais il est là.

Ce qui est est passionnant, de mon point de vue, c’est la possibilité offerte d’un passage à la limite entre visible et invisible.

Ce fil tendu dont je parle et reparle, ce fil si présent et pourtant impalpable, ce « plus loin » si souvent écrit ne constituent rien d’autre que le passage possible, de l’un à l’autre, de l’un vers l’autre, sans que rien ne soit jamais acquis, alors que tout demeure possible.