Liberté et Individualisme

Liberté et individualisme!
C’est un sujet d’actualité.

En 1992, Robin Dunbar publiait une étude dans laquelle il « définissait » un nombre idéal d’individus pouvant s’entendre au sein d’un groupe. Au delà de ce nombre (évalué entre 100 et 230 pour l’humain) il est nécessaire d’envisager une structure lourde, hiérarchisée, gouvernementale et il y a inévitablement des mécontents.
Nous en somme arrivés à cette structure lourde au niveau mondial, très lourde tant les humains se sont multipliés selon une courbe exponentielle.

La société qui protégeait les individus semble, à entendre certains, être devenue dictatoriale au point de les empêcher d’exprimer librement leurs particularités individuelles.
Il suffit de regarder naitre chaque année les nouveaux groupes sensés défendre de nouvelles particularités pour en être convaincu.
Ainsi en créant des petits groupes l’espoir existe de pouvoir s’entendre.
Que le groupe s’agrandisse trop au delà du nombre de Dunbar et hop, une sécession devient inéluctable et ceux-là mêmes qui ne cessent d’exiger « une société démocratique » (concept assez flou qui serait à définir) s’empressent de mettre en oeuvre un règne qui déteste « l’autre », juge arbitrairement et détourne toute tentative de discussion pour se draper dans des croyances/certitudes extrêmement rigides.

Le mot « liberté » est porté haut sans autre définition, sans essai de le situer dans un environnement, sans essai de hiérarchisation des échelles…de liberté.
Ce mot, à la manière du verbe « aimer » est définitivement malade, à force d’être utilisé à tort et à travers, il ne signifie plus rien.
Le mot « individualisme », lui, n’apparait jamais sur les banderoles portées lors des défilés de rue. Les personnes circulant groupées ont peut-être l’impression (trompeuse) de faire partie d’un collectif?

Personnellement, je reste « un homme comme les autres » avec mes points forts et mes points faibles. Très récemment, dans un magazine sportif, il fut fait allusion à ma personne, d’abord au féminin quand il s’agissait d’abriter et d’apporter du réconfort, puis au masculin quand il s’agissait de reconnaitre un statut… d’aventurier. Cette anecdote est venue confirmer mon point de vue singulier : je suis un homme comme les autres, un individu, une personne que les autres adaptent à leur point de vue individuel en fonction de ce qui fait sens pour eux. Cette « liberté » là, de penser et de parler existe bel et bien.
De même la société est une réalité.
En temps qu’individu, nous avons chacun besoin de la société pour survivre, pour apprendre, pour exister même.
Et chaque société, depuis la nuit des temps, pose des règles et des lois. Chaque société construit ces règles et ces lois sur des croyances et des partis pris, toujours afin de maintenir un équilibre protecteur. Evidemment, règles et lois reposent sur un discours dominant toujours critiquable, même depuis l’avènement de la « démocratie » dans nos contrées, car il s’agit de définir « ensemble » le moins pire pour le plus grand nombre, donc jamais le meilleur pour chaque individu.
Pourtant chacun reste libre de chercher le meilleur pour lui-même.
Seul.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.