Archives de catégorie : Orchidées de Loire-Atlantique

Dactylorhiza maculata

Décrit par Karoly Rezsö Soo en 1962

L’Orchis tacheté est assez facile à trouver à la bonne saison dans les prairies humides quand bien même le terrain serait plutôt acide.
Il n’est pas rare de le trouver en colonie le long de petites routes où le fauchage systématique ne l’a pas éradiqué.
Dès que l’herbe s’élève, il faut marcher à sa rencontre car il se retrouve caché et donc invisible de loin.

Suivant les zones, il est visible dans le département en mai et juin.

Dactylorhiza incarnata

Décrit par Karoly Rezsö Soo en 1962

L’Orchis incarnat n’est pas très répandu en Loire-Atlantique. C’est une espèce qui vit en zone humide, sur des terrains à tendance alcaline. Pour elle aussi drainage et engraissage agricole engendrent la raréfaction.
De fait, rencontrer quelques belles touffes de cette espèce est un réel plaisir.
Les longues feuilles bien vertes sont dressées autour autour de la fleur, semblant l’embrasser.

Dans la région, c’est en mai qu’elle est en pleine floraison même si on peut encore l’admirer un peu dans la première quinzaine de juin.

Anacamptis coriophora

Décrit par R.M.Bateman, Pridgeon & M.W.Chase en 1997

L‘Orchis punaise est super rare en Loire Atlantique. J’ai fait sa connaissance dans le département d’à côté et j’ai fini par en trouver quelques pieds pas très loin d’un de mes spots de surf.
Ils sont en sursis.
L’espèce est protégée au plan national. Très sensible, elle ne supporte absolument ni le drainage ni le moindre amendement.
La fleur est petite mais très belle, entre rose et grenat c’est un petit bijou.

En Loire-Atlantique et dans les départements du coin, c’est en mai qu’on peut avoir la chance d’en trouver un exemplaire en fleur.

En juin 2022, en balade dans une vallée des Pyrénées espagnoles, j’ai rencontré la variété « fragans », c’est à dire Anacamptis coriophora subsp.fragans communément nommée Anacamptide odorante.
Pour l’amatrice que je suis, difficile de faire la différence autrement que par le parfum de la fleur. C’est parce qu’un spécialiste m’avait informée que j’ai pu valider l’identification (image ci-dessous)

Dactylorhiza fuchsii

Décrit par Karoly Rezsö Soo en 1962

L’Orchis de Fuchs s’hybride facilement, notamment avec l’Orchis incarnat avec qui il cohabite souvent. Il faut donc en premier distinguer l’un de l’autre et ensuite différencier l’original de l’hybride, ce qui n’est pas toujours facile.
Par rapport à l’Orchis incarnat, les feuilles de l’Orchis de Fuchs sont tachées (ce qui l’a longtemps fait confondre avec l’Orchis tacheté) et elles restent au sol, pas du tout dressées autour des épis floraux.
Et puis, la fleur est beaucoup plus large et le labelle nettement trilobé.

Visible dès le mois de mai dans le département, c’est en juin qu’elles s’épanouissent totalement.

Platanthera chlorantha

Décrit par Heinrich Gottlieb Ludwig Reichenbach en 1828

L’Orchis verdâtre se décline dans des nuances très pastelles entre blanc pur, jaune pâle et vert tendre.
C’est une espèce peu fréquente en Loire Atlantique, elle a vraiment besoin d’un terrain alcalin.
On dispose de belles planches anciennes pour décrire cette orchidée sauvage.

Les hampes sont bien visibles et en début d’éclosion dès mi-mai et c’est en juin qu’il est possible de les admirer totalement épanouies.

Ophrys apifera

Décrit par William Hudson en 1762

L‘Ophrys abeille est un petit bijou qu’il est toujours plaisant de croiser.
Super attirante avec son aspect de bourdon, cette petite orchidée est cependant capable de se débrouiller seule (autogamie) en conséquence, elle prospère allègrement quand elle trouve un sol propice.
En pleine saison certaines prairies sont tellement bien pourvues qu’il faut vraiment bien regarder où poser les pas afin de ne point en écraser.
Connue depuis fort longtemps, il est facile de trouver des descriptions détaillée sur les gravures anciennes.

Dans le département, elle commence à s’épanouir vers mi-mai pour arriver à son apogée vers mi-juin.

Anacamptis palustris

Décrit au 18ème siècle par Nikolaus Joseph von Jacquin, c’est à R.M.Bateman, Pridgeon & M.W.Chase qu’on doit la description contemporaine depuis 1997.

L’Orchis des marais est en forte régression, il figure sur la liste des espèces protégées en Pays de la Loire.
Le trouver n’a pas été partie facile.
J’ai dû faire preuve de patience et de ténacité, parcourir obstinément les roselières de Brière pour enfin avoir la joie de le trouver.
C’est une très belle orchidée, aérienne, élancée, paraissant presque fragile. Sa rareté contribue probablement à l’enthousiasme de cette description!

Lorsque je l’ai trouvé, j’ai vu des pieds en début de floraison et c’était après la mi-juin.

Himantoglossum hircinum

Décrit par Kurt Sprengel en 1826

Avant même la floraison, la robuste silhouette de l’Orchis bouc attire le regard.
Les fleurs sont petites, et c’est la forme spectaculaire du labelle qui fait leur originalité, enroulés en spirale ou flottant dans le vent. Les dessins du 19ème siècle mettent en valeur l’ensemble de la plante sans avoir eut à se soucier des problèmes de profondeur de champ que les photographes d’aujourd’hui doivent essayer de gérer au moins pire!

Il semble que cette espèce soit en expansion dans la région (et d’autres régions), cet article donne quelques explications plausibles.

Comme ses congénères orchis, il reste cependant très météo-sensible et sa robustesse autant que sa haute stature l’obligent à accumuler des réserves avant de pouvoir s’épanouir. De fait, il est imprévisible, encore bien davantage.

Ainsi, il est impossible d’affirmer que le pied unique apparu au bord du Vélodyssée aux abords de Nantes en juin 2021 sera présent l’année prochaine. C’est ce qui fait le charme de ces plantes si particulières.

La hampe florale est observable dès mi-mai, la pleine floraison advient en Juin.

Anacamptis pyramidalis

Décrit par Louis Claude Richard en 1817

L’Orchis pyramidal est facilement visible. Un jour où je me suis arrêtée sur la route vers la plage, j’ai arrêté de compter après avoir trouvé 300 pieds!
Sa couleur le rend remarquable et souvent haut d’une trentaine de centimètres, il sait se hisser au dessus des herbes pour attirer le regard.
La première fois que je l’ai rencontré, c’était dans le sud de la France, posé seul au bord du chemin, preuve s’il en est qu’il n’est pas toujours accompagné de nombreux congénères.

Dans la région, c’est en juin qu’apparaissent les premières hampes et elles disparaissent avant la fin du mois. Mi juin, c’est l’apothéose!

Epipactis palustris

Décrit par Carl Von Linné, modifié par Heinrich.J.N Von Crantz en 1769

L’Epipactis des marais est rare dans le département encore et toujours en raison de la rareté des zones alcalines. Plante calcicole des zones humides, cette très jolie orchidée ne trouve pas facilement de zones ou s’épanouir en Loire Atlantique.
C’est en cherchant dans les creux des dunes de nos plages favorites que je l’ai découvert. (Les dunes étant constituées de sable marin contenant des résidus de coquillages, elles offrent un terrain favorable.)

La floraison débute fin juin tandis qu’il était possible depuis un moment de repérer les pieds pour qui sait être attentif. Elle se poursuit jusqu’à mi-juillet.