Orchido… quoi?

Photo by Sophie C.

Orchido-logue ? Orchidologue… le mot est tellement désuet qu’il a disparu des dictionnaires!
Orchido-phile ? Orchidophile… c’est ainsi que se définissent certaines sociétés savantes, pourquoi pas?

Et moi? Je suis quoi?

Quand je fais des tas de cailloux j’entends dire que je fabrique des cairns, sans pour autant devenir ni cairnologue ni cairnophile.
Quand j’escalade les montagnes à la recherche de traces laissées par les premiers habitants d’un site, personne n’aurait l’idée de me coller une quelconque étiquette.
Quand j’affirme que je suis vieille (ce qui est statistiquement plus réel que lorsque j’avais seulement 50 ans) l’oreille de la personne qui me fait face se dresse et de sa bouche sort illico « ben noooooon, t’es pas vieille! »

Et voilà les preuves, s’il en fallait, que je me moque des étiquettes!

Si j’étais une orchidée, je serais sûrement inclassable, impossible à répertorier, changeante en fonction de l’environnement, ni belle ni moche, laissant même le doute planer sur le nom « orchidée », je serais simplement une plante qui cherche à exister encore un peu sans aucune prétention.

En préparant ce billet, je me creusais (légèrement, il n’y a aucun dégât!) la tête, essayant de trouver un lien, quelque chose qui fait sens commun entre mes différents chemins de vie. Comme je suis encore capable de visualiser les illustrations des livres de sciences qu’il fallait acheter à chaque rentrée scolaire, il serait possible de dire que je penchais de ce côté dès l’enfance. Et clairement, si je regarde tout ce que j’ai décroché au fil d’un parcours chaotique sur les bancs des amphithéâtres universitaires, la biologie pourrait être un dénominateur commun.

Ainsi d’un goût pour la biologie sortirait un goût de botanique d’où sortirait une saveur horticole, d’où s’envolerait l’orchido-machin.

Sauf que tout raisonnement simpliste est faux.

Me concernant, si je devais chercher quelque chose qui fait sens entre mes différents chemins de vie, ce serait un goût pour l’inclination, un goût à mettre les mains dans le vif du sujet et une énorme capacité laborieuse qui vient équilibrer une désespérante tendance à la paresse.
Alors, chercher de manière hyperactive dans les recoins de la toile, poser des hypothèses, aller les confirmer (ou les infirmer) dans les champs et les chemins, me mettre à autre pattes dans l’herbe humide, m’extasier, exprimer ma joie et ma reconnaissance pendant les trois mois de pleine floraison des orchidées sauvages de chez nous puis me laisser vivre pendant le reste du temps, c’est un ensemble qui fonctionne bien avec ma nature.

Et je viens de trouver!
Orchido-maniaque… orchidomaniaque, voilà le terme exact!

Pendant quelques mois de l’année, je suis frappée d’une manie : je cours après les orchidées sauvages!

Et puis, quand s’en vient la torpeur de l’été, je passe à autre chose.

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