Chercher les orchidées sauvages en France

Dans un précédent billet, il y a des pistes pour reconnaitre les orchidées sauvages lors de balades.
Pour qui se balade en cherchant à en trouver c’est une autre histoire.

Avant même de partir en exploration, il faut savoir ce qu’on va chercher et où aller chercher. Ensuite, il faut convoquer la chance et ça, c’est encore une autre histoire.

Est-ce bien utile de préciser que la saison compte? Que le climat compte aussi ?
Dans les livres et sur les sites, il est possible de trouver des renseignements mais il faut ensuite recouper les informations.
Par exemple dans une région chaude, la floraison sera probablement plus précoce qu’en montagne, une année de sécheresse sera peu favorable, le gel tardif retardera la date de sortie des hampes florales. C’est vrai pour toutes les plantes mais quand on se balade sans rien chercher, on y accorde aucune importance.

La plupart des orchis apprécient vraiment les sols alcalins. Inutile donc de les chercher en terrain acide.
Quels sont les terrains les plus volontiers alcalins? Ce sont ceux qui contiennent une bonne partie de calcaire.
Peut-être avez-vous des souvenir d’école? Le calcaire est une roche sédimentaire et la plupart du temps d’origine marine. Donc dans tous les coins où l’océan s’étalait, parfois des millions d’années avant notre ère, il peut y avoir du calcaire, donc des orchis.

Il n’est pas rare de se retrouver dans des endroits vraiment sympathiques! Et c’est important parce que les orchidées ne sont pas légion au point d’apparaitre en premier plan sur les photos!
Et puis, il y a aussi les zones dunaires, le sable marin étant assez chargé en coquilles, les dunes de nos plages se révèlent être d’excellents coins à orchidées sauvages et souvent d’autant plus qu’elles ont « reculé » dans le paysage et qu’elles se retrouvent un peu à l’abri des embruns directs.

Voilà une première piste.
Avec les moyens offert par internet, il y a de quoi passer du temps devant l’écran pour affiner les recherches avant de commencer sur le terrain.

Donc nous voilà sachant ce qui est à chercher (forme, couleur, hauteur) et ayant une idée de l’endroit où chercher.

Mais voilà que devant l’étendue des zones à explorer, l’idée de tout laisser tomber nous assaille.
Deux solutions s’ouvrent alors.
1° demander conseille, adhérer à une association, suivre un groupe
2° s’asseoir à nouveau devant l’écran et chercher plus loin, il y a toujours un « plus loin » que nous avions laissé échapper.

Personnellement, insoumise et revendiquant une certaine liberté, je suis assez incapable de voter pour la solution 1°.
En plus, je sais par expérience que les personnes qui détiennent le savoir souhaitent rarement le partager, au risque de perdre non pas leur savoir, mais leur « célébrité », leur « pignon sur rue ». C’est simplement humain.
Ayant un jour reçu un message du style « si vous le souhaitez, je peux vous aider à trouver », j’ai tenté la question « avez vous une piste pour cette espèce? » et sans surprise, j’ai reçu en retour une piste très, très imprécise genre « entre ici et là » c’est à dire pas moins de 50 000 mètres carré à arpenter consciencieusement!
Il faut être motivé!
Sur ce coup, vu la rareté de l’espèce, je l’étais.

Les personnes le plus rusées me diront qu’il y a des sites spéciaux où les espèces sont localisées.
Oui.
C’est simplement oublier que les plantes sont tout autre chose que des machines plantées à vie sur un emplacement jamais modifié.

Si c’était simple trouver n’aurait aucune saveur.
Trouver!
Ce sera l’objet d’un autre billet.

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