Phénologies (1)


C’est parce que les plantes semblent plus immobiles que les animaux que la phénologie est plutôt botanique.

A l’automne, tandis que sous notre latitude la nature semble s’endormir, le printemps se prépare ardemment. Alors que je suis incapable de prévoir ce que je ferai en mai, Bon nombre de rosettes d’orchidées sont déjà de sortie.

La vie ne s’arrête jamais, il serait si facile de le penser en regardant à travers une optique de trop courte portée.
N’en déplaise aux catastrophistes en tout genre.
Alors,
C’est avec un réel plaisir qu’une fois passée la saison des orchidées fleuries, qu’une fois achevée la saison des balades à la recherche de champignons, je rêve de printemps, le nez rivé en direction du sol, à la recherche des rosettes.

Parfois, il y a du suspens parce que rien ne ressemble plus à une rosette qu’une autre rosette.
Si certaines sont vraiment très particulières, un bon nombre laissent planer le doute.
Il faut alors calmer ma curiosité, l’inciter à la patience et attendre de long mois avant la révélation par l’éclosion des fleurs.

Rien n’est jamais certain.
Passent les saisons, passent les animaux et les humains, il n’est pas rare de constater que la place repérée a été labourée, parfois par d’innocents sangliers. Si le sol retourné devient propice à l’installation de végétaux opportunistes, il bouscule le subtil élan vital des orchidées casanières.

L’imprévisible est toujours là.


2 réflexions sur « Phénologies (1) »

  1. Blandine

    Ah les rosaces ! Ici elles ne sont malheureusement promesses de rien, car tondues bien avant de devenir fleurs …
    Je n’ai vu que des ophrys apifera, peut être des ophrys scopolax, des orchis bouc et des orchis pyramidals. Identifiés une fois lors de la seule floraison, au printemps ou la vie sauvage a pu respirer un peu car nous étions confinés. Prises en photos, et identifiées après grâce à des pros.

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