Liparis Loeselii

Après Carl Von Linné, décrit par Louis Claude Richard en 1817

Le Liparis de Loesel est devenu rare, il fait partie des espèces protégées au niveau européen (liste rouge)
Privé de l’environnement dont il a besoin, il a disparu du département de Loire-Atlantique. C’est une plante « pionnière », super bien adaptée pour résister dans les zones où la végétation est quasi absente. Dès que trop d’autres espèces parviennent à survivre (assèchement définitif d’une zone inondable, envahissement par des espèces beaucoup plus hautes, etc) les petits Liparis s’effacent. D’ailleurs, il peuvent attendre les conditions météorologiques favorables pour se hisser à la surface et de fait disparaitre plusieurs années de suite, en l’absence de pluies suffisantes par exemple ou au contraire en présence de la persistance d’un niveau d’eau élevé dans une dépression dunaire.
C’est une de ces espèces d’orchidées sauvages qui me fascine.
Absolument non-spectaculaire, elle passe inaperçue, il est donc vraiment nécessaire de la chercher pour avoir une chance de la rencontrer dans les sites où elle persiste.

Et une fois rencontrée, l’envie est forte de la rencontrer à nouveau, de connaitre mieux ses milieux de prédilection, son autonomie, ses besoins, l’envie est forte de la comprendre mieux.
Décrite très tôt par les botanistes, elle fait encore l’objet de recherches scientifiques et de nombreux mystères demeurent à son sujet.

Lorsque je me suis mis en tête de la débusquer, je suis partie de la maison plusieurs jours, j’ai marché du matin au soir, puis du soir au matin, suivant les indications vagues des uns et des autres, jusqu’à la trouver enfin.
Et comme c’est une plante minuscule, il a fallu que j’y retourne, encore et encore, à la recherche d’un meilleur point de vue, d’une meilleur image souvenir…à la recherche quasi mystique de l’invisible.

Ici en compagnie d’une spiranthe d’été qui mesurait moins de 20cm de haut…

Cette espèce d’orchidée sauvage n’est certainement pas ce que le passant pourrait trouver de plus beau, de plus intéressant, de plus extraordinaire avec ce que ce que cet adjectif contient de spectaculaire, et pourtant c’est sans conteste l’une de mes préférées.

Période de floraison dans les dunes bretonnes : juin et juillet en fonction des conditions météorologiques

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