21 juillet 2018


De toute « aventure », il est commun de retenir des souvenirs, de les polir, les enjoliver, les épaissir ou les amoindrir avant de les ranger dans un coin de mémoire et de les ressortir en cas de besoin « pour se rendre intéressant » ou plus pragmatiquement parce que chaque expérience est une source d’inspiration qui permet de résoudre les imprévisibles rebonds de la vie quotidienne.

Cette année, point de balade solitaire, ou du moins en apparence point.
Le 22 juillet 2018, nous étions trois à l’aéroport de Nantes.
Trois, nos valises à chacun, une planche, deux pagaies et un foil en plus pour ET.

Le 21 juillet était la veille du 22 juillet.
Il était temps pour nous de boucler les bagages.

De mon côté, l’histoire avait commencé le 5 mai 2018 à 22:10 très précisément. J’avais reçu à cet instant précis un message d’ET, lequel me faisait part de son inscription à un mythique challenge hawaïen.
Du temps où sa principale activité consistait à vendre du rêve, il avait déjà participé par trois fois au challenge, traversant le redouté Ka’iwi channel à la rame, comme l’exige la tradition.
J’avais rêvé l’accompagner dans ces entreprises, mais ce n’était pas le temps de le faire.

Et puis, de nouvelles activités l’ont appelé, le rangeant dans les strates universitaires, tarissant du même coup mon rêve de vivre une traversée dans son sillage.
Et voilà que ce 5 mai 2018 vers 22:00 en acquittant les frais d’inscription pour participer en SUP foil (1) à la traversée M2O (2), il avait gagné le droit de s’entrainer pour cet objectif complètement fou.
Dans les minutes qui suivirent, en acceptant que je l’accompagne, il m’entrainait dans une aventure exceptionnelle.
Jamais de ma vie je n’avais fait un aussi long voyage.
Rapidement, j’ai donc décidé de le déclarer en temps que  « balade annuelle » et de prolonger le séjour hawaïen au delà de l’unique semaine dédiée au challenge d’ET.

Le 21 juillet, tout mes bagages étaient étalés sur mon lit.
Comme avant toute aventure « joellienne », ils avaient été consciencieusement choisis et attendaient la dernière minute pour s’engouffrer dans leur contenant.
A 22h, ce fut fait.
La sonnerie du portable avait été validée pour 4h le lendemain.
Il était plus que temps de filer sous la couette.

(1) SUP foil : SUP comme Stand Up Paddle, opposé à Prone Paddle (ramer en position allongée), signifie « ramer debout ». Le SUP foil consiste à ramer debout sur une planche munie d’un foil afin d’obtenir un « décollage » et d’évoluer en utilisant au maximum l’énergie du vent et des vagues.
(2) M20 : acronyme pour « Molokaï To Oahu »

2 réflexions au sujet de « 21 juillet 2018 »

  1. Frédérique

    Je me demande quels compagnons de voyage (livres) auras-tu amenés avec toi 🙂

    1. Joelle Auteur de l’article

      Comme d’habitude, j’avais pris de quoi écrire : un beau cahier prêt à garder des impressions. Il est revenu vierge. Ma mémoire vive a fait le boulot! 😉
      Comme d’habitude, j’ai bien failli emporter deux trois bouquins, mes « doudous » plein de philosophie et rempli de sagesses ancestrales. Sauf que je me suis abstenue.
      Il fallait en priorité que j’embarque les sacs étanches permettant de transporter le matos photo et nos petites affaires lors des moments M2O où nous avions besoin de nager pour rejoindre le bateau ou la plage. Et tu sais qu’en avion, le poids est compté. Et puis, par expérience, je sais que je ne lis pas dans ces « balades », que le temps est tellement nourrissant en lui-même que je suis suffisamment repue et très rapidement emportée dans les bras de Morphée dès le coucher du soleil.

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