Choisir un camp

Page 31 d’un livre disparu…
« (…)
En errance
Dans leur folie, je questionne ma folie
Dans leur souffrance s’éveille la mienne
Je fonds en bienveillance
Et s’impose doucement l’évidence
Des miroitements
Que je cueille en conscience
Autant qu’ils me parviennent
(…)
Du pire et du meilleur
Du banal à l’extraordinaire. »

Dans ce monde « normal » où il faut être dans un camp,
Etre dans un camp afin de pouvoir s’afficher contre un autre,
Je revendique ma solitude.
Ni d’un côté, ni de l’autre.
Alternativement soupçonnée d’un côté,
Comme de l’autre,
D’être contre,
A moins d’être pour.

Etrange monde
Que celui, où cachés par leurs écrans,
Les chiens aboient avec les loups
Les moutons bêlent avec les chèvres
Tous s’affirmant « pacifistes »
En partant à la guerre.

J’entends sans pouvoir comprendre.

2 réflexions sur « Choisir un camp »

  1. Frédérique

    Est-il à nouveau question de comprendre l’autre pour mieux se comprendre soi-même ?

    Choisir un camp… cela me rappelle ces cours de sports collectifs à l’école, où il fallait deux groupes et les chefs de groupe qui choisissaient ceux qui iraient gonfler leurs rangs… les meilleurs étaient choisis en premier, puis les populaires… restaient les autres 🙁 qu’il fallait bien finir par répartir entre les deux groupes.

    Choisir un camp… comme tu le rappelles souvent, nous sommes des êtres grégaires. Le camp, la tribu, sont inscrits dans nos gènes. L’appartenance au groupe est peut-être primordiale pour certains.

    Moi aussi je revendique ma solitude. Je revendique le fait de ne pas avoir une opinion pour tous les sujets. Je revendique le fait de rester observatrice (ou indifférente) et en retrait.

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    1. Joelle Auteur de l’article

      Et… La solitude ne se conçoit pas autrement que ensemble!
      Car… Oui, en temps qu’animaux grégaires, il est indispensable d’appartenir à un groupe (pays, village, famille) car le groupe protège l’individu. L’union fait la force est toujours vrai. Un « truc » nouveau avec l’essor de l’ultra-communication, c’est que la notion de groupe est diluée dans l’immensité des possibles plus que jamais. Non seulement il est facile et commun de passer d’un groupe à l’autre en fonction des aspirations du moment, mais en plus il est possible de revendiquer son appartenance à un groupe géographiquement lointain.
      De fait, pour qui est peu pointilleux il est très facile d’argumenter une liberté individuelle méprisant la liberté collective.
      Pourtant,
      La notion de solitude est inextricable de la notion de société. :-O

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