Stare

Stare…

Les mots sont fascinants!
Stare.
Ce mot là, si vous le chercher, vous pourrez le trouver en latin et aussi en anglais.
Ils sont impossibles à confondre à l’écoute, mais à l’écrit… ils le sont!

Après une semaine entre parenthèses, une semaine passée à liquider tous les bouquins dont la lecture était en cours, une semaine passée la tête vide à l’image de la plage lorsque la vague se retire, j’ai senti qu’une nouvelle vague se levait et n’allait pas tarder à venir mettre de l’eau dans mon moulin.
Samedi, sur le trottoir, en ville, je marchais nez au vent, sourire aux lèvres.

Stare… le mot s’est invité.

Il s’est invité en latin précédé de ce ob- qui lui donne un sens bien précis que l’évolution de la langue française associe avec un autre, issu lui, du prénom de l’aînée des Pléïades, la « petite mère », ce nom doux traditionnellement accordé aux grands-mères…

Dans l’instant, toutes mes pensées s’accordèrent sur le fait que, décidément, je n’avais jamais rien fait d’autre que d’être celle que je suis, que, décidément, il était vain de chercher à m’en détourner, que, définitivement je devais être celle-là plantée sur ses convictions jusque dans les actes, jusqu’à ce « laisser faire », jusqu’à « être », être juste, juste là.

Et c’est alors que « stare » débarqua sur la musique de la langue de Shakespeare!
Allez savoir pourquoi?
Allez chercher par quels détours?

Ce fut un bon moment passé en compagnie de ma solitude, que ce moment où s’alignaient les interprétations possibles de ce mot, pointant fortement ce « semblable et différent » qui me tient à coeur.

Alors, comme une cerise sur le gâteau, une petite phrase récemment lue vint s’afficher derrière mes yeux (ben, oui, devant mes yeux, il n’y avait que la ville, le trottoir, les passants…).
Cette petite phrase disait :  » L’histoire de la médecine est l’histoire de la dialectique entre le faire et le penser, et de la façon de prendre des décisions en situation d’opacité » et quelques lignes en dessous j’avais consciencieusement noté un « truc » que j’ignorais : « Dans l’aire sémitique, un médecin était alors appelé al-Hakim, « le sage » ou « le praticien de la sagesse », un synonyme de philosophe ».

A ce moment, j’étais à proximité de l’endroit où j’avais rendez-vous et le ciel devenait menaçant.

Les mots sont fascinants, la connaissance est une source merveilleuse de rencontres, de découvertes passionnantes, de détails qui titillent d’autres détails dont peu de personnes ne se soucient.
Au milieu de la ville, je retrouvais les sensations laissées au milieu des cailloux et les émotions ressenties en découvrant les fragiles sculptures de sable travaillées par le vent et les embruns.

Et la pluie se fit battante et toutes les pensées s’envolèrent comme autant d’oiseaux qui filent s’abriter. Il n’y avait plus qu’une urgence : rentrer dans le « temple » des « petits-choux », retrouver l’ami, boire un thé chaud, déguster une friandise et refaire le monde à travers nos expériences.
Ce qui fut fait, passionnément.

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