Plans, objectifs, etc


Voilà ce qui agrémente mon café du matin.
Les esprits bougons diront qu’il faut éviter de plaisanter sur des sujets sérieux.
Mais ce matin, je suis d’humeur taquine.

Qu’est-ce qui me saute à la face, là?

Le teasing pour un prochain film catastrophe à grand spectacle?
Je vois déjà le programme, les lunettes 3D distribuées à l’entrée de la salle de cinéma et les effets sonores à faire trembler les corps.

Le début d’une campagne de pub pour une nouvelle crème miracle anti-rides?
Sans rien dedans, garantie bio 100% vide de toute substance nocive, dans un pot en verre incassable pour plus de sécurité et infiniment recyclable pour la bonne conscience.

Une campagne pour un départ imminent vers la lune?
J’imagine l’impatience des riches migrants et les plans foireux des plus pauvres prêts à envahir les cales du vaisseau spatial en rêvant d’un monde paradisiaque

Sérieusement.

Qui se souvient encore de la petite chèvre de Monsieur Seguin?

9 réflexions sur « Plans, objectifs, etc »

  1. Frédérique

    J’ai vu ce même cri d’alarme.

    Cela m’a laissée songeuse un instant. Et puis… et puis j’ai décidé de ne pas me laisser submerger par la vague de frustration et d’impuissance qui résulterait fatalement de la lecture d’un article aussi tapageur. Sauver la planète… bientôt trop tard… urgence ! urgence ! Mais que puis-je faire, moi, si 15 000 scientifiques réunis ne peuvent faire bouger les choses ? Attention, le sort de notre planète m’importe.

    Par contre, je saisis mal le rapport avec la pauvre petite chèvre… à moins que cette fameuse liberté, ce soit l’espèce humaine qui l’expérimente… qui expérimente la liberté de saccager la planète… au risque d’en mourir, comme la petite chèvre ? Car à la fin, nul doute que notre belle Bleue gagnera.

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  2. KaMaïa

    J’entends encore la voix de Fernandel me raconter l’histoire (via mon électrophone et le 33 T que j’avais dû recevoir pour un Noël) de la petite chèvre de Monsieur Seguin.
    Enfant, quand ma Mamie me la racontait, je lui demandais d’en changer la fin et c’était la chèvre qui gagnait. Mais Fernandel, lui, la faisait toujours mourir à la fin.

    Plus tard, je me suis demandée quelle en était la morale, j’en voyais plusieurs. La gourmandise est un vilain défaut qui peut conduire à se faire manger pour avoir voulu grignoter l’herbe verte d’à côté. Ou bien plutôt mourir libre que d’être enfermée dans un enclos, attachée par une corde à un pieu. Ou bien encore quand on a dansé, il faut payer les violons.
    Je n’ai pas la réponse !

    Mais j’ai l’impression à te lire que tu évoques la troisième

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    1. Joelle Auteur de l’article

      🙂

      « Je n’ai pas la réponse !
      Mais j’ai l’impression à te lire que tu évoques la troisième. »

      Et quand je lis cette exclamation immédiatement mise en opposition (grâce à la conjonction « mais ») avec une possible réponse, je ne peux m’empêcher de sourire. En effet, je vois apparaitre ce que j’avais envie d’aborder en écrivant le titre « plans, objectifs, etc ». Le deuxième épisode devrait voir le jour sans trop tarder.
      Ce dont je souhaite parler, c’est de cet ordre « sociétal » : travail-objectif-réponse
      Cet ordre qui parait intangible alors que c’est une « invention » assez récente. 🙂
      Pourquoi avons nous autant besoin de réponse?
      Pourquoi cherchons nous des réponses « précises », des recettes « fiables »?
      Pourquoi nous efforçons nous à trouver des réponses aux questions posées par « les autres » (et nos enfants par exemple) quand nous n’avons même pas de réponses à nos propres questions?
      J’ai plein de questions à faire entrer en piste 😉

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  3. sauf-i

    Je ne suis pas sûre de comprendre ta conclusion (ou peut-être que je crains d’avoir trop bien saisi ?)…

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    1. Joelle Auteur de l’article

      🙂
      En fait j’avais dans la tête un billet autour de la notion d’objectif, de sommet à atteindre, par exemple. 😉
      Ce gros titre était trop beau, ma réflexion fut portée si loin que j’en ai perdu l’objectif.
      J’ai pensé à la fable d’Esope avec le berger qui criait au loup, puis à celle de la chèvre de Mr Seguin. Je suis allée relire l’une et l’autre.
      Après un instant je me suis dit qu’il était bon de relire ces fables, de les lire en les adaptant au contexte actuel, pas uniquement pour la « chute » ou la « morale » de l’histoire, mais pour chacune des phrases du scenario.
      Au delà,
      Dans mon édition des « Lettres de mon Moulin », la dernière phrase, donc celle qui sert de conclusion à l’histoire de la chèvre de Mr Seguin est la suivante :

      « Adieu, Gringoire!
      L’histoire que tu as entendue n’est pas un conte de mon invention. »

      Je suis curieuse de connaitre ton point de vue. 🙂

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      1. sauf-i

        Cela fait bien longtemps que je n’ai pas lu la chèvre de M. Seguin, mais ce qui m’est venu immédiatement en lisant ta conclusion, c’est que bien qu’ayant combattu vaillamment toute la nuit, la petite chèvre se fait manger.
        Ce qui nous arrivera à chacun un jour ou l’autre, mais quelle expérience que cette nuit de plaisir et de liberté !

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        1. Joelle Auteur de l’article

          🙂
          La chèvre meurt, oui.
          La chèvre meurt pour avoir expérimenté la liberté, le plaisir de choisir le risque de la liberté, le plaisir de goûter à cette liberté, oui.
          Elle meurt lentement parce qu’elle « choisit » d’entrer en compétition, de faire au moins aussi « bien » que ce qui se racontait au sujet de la vieille Renaude!

          Et donc, maintenant, je suis curieuse de savoir ce qui t’a fait écrire « peut-être que je crains d’avoir trop bien saisi »
          😉

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          1. Sauf-i

            Un moment de pessimisme : « A quoi bon se battre puisque la fin semble inéluctable quoi que l’on entreprenne »
            Mais finalement c’est peut-être bien pour le régime alimentaire du loup que la petite chèvre livre combat et ne lui tombe pas directement dans le bec.
            Et puis c’est peut-être bien aussi que d’autres chèvres restent au piquet pour produire le lait qui servira à la fabrication des fromages.

          2. Joelle Auteur de l’article

            Et bien, voilà exactement ce que j’appelle « philosopher », il s’agit de trouver un sens à la vie 🙂 et chacun peut trouver le sien, y compris à travers « la chèvre de monsieur Seguin » 😉 😀
            Merci pour cette synthèse 🙂

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